La Faune Miquelonnaise

La Faune miquelonnaise

L’archipel ayant subi les glaciations, la faune mammalienne terrestre indigène est quasi-nulle. Les principaux mammifères : Cerf de Virginie, Lièvre variable, Lièvre arctique ont été introduit à des fins cynégétiques. Seul le Renard roux est d’origine incertaine, on peut penser qu’il ait pu traverser de l’île voisine de Terre–Neuve sur les glaces, quoique ces conditions soient tout à fait exceptionnelles. Quant au Campagnol de Pennsylvanie il n’existe qu’à St–Pierre et sur le Grand Colombier. Il a probablement été introduit sur l’archipel avec l’importation de fourrage.

La faune marine est nettement plus riche. le Phoque commun est présent toute l’année, notamment dans la lagune du Grand Barachois, le Phoque gris est présent dans la lagune et autour des îles du printemps à l’automne. D’autres espèces sont plus rares et occasionnelles : Phoque à capuchon et du Groenland. Les baleines font parfois des passages remarqués : Baleines à bosses, Rorqual commun, petit Rorqual, Orque ; ainsi que les Dauphins : à bec blanc, à flancs blancs, commun etc…

A noter également, toujours à cause des glaciations, que les poissons d’eau douce sont totalement absents. Toutes nos espèces, vont à la mer à un moment de leur cycle de vie, soit comme Anadromes (reproduction en eau douce): Omble de Fontaine, Éperlan, Épinoches, Saumon, soit Catadromes (Reproduction en eau salée : Anguille américaine. Par conséquent la re-colonisation des îles par ces espèces s’est faite par la mer dès que les conditions sont redevenues favorables. Depuis, certaines populations sont isolées de la mer.

Cerf de Virginie - Photo Michael Martinez
Lièvre Arctique

Si la diversité mammalienne est restreinte, en revanche la faune aviaire est riche : c’est près de 320 espèces d’oiseaux qui ont été enregistrées pour l’archipel dont environ 90 se reproduisent chez nous, certaines y atteignent leur limite sud de reproduction pour l’Amérique du Nord, comme le Plongeon catmarin.

Les eaux côtières de l’archipel constituent une zone d’hivernage pour plusieurs milliers d’Eiders à duvet, de Hareldes kakawis et autres espèces de canards marins et d’Alcidés (Godes). Citons également les concentrations hivernales et printanières de plusieurs centaines de Grèbes Jougris qui sont probablement les plus importantes de toute la côte atlantique.

C’est une richesse que nous partageons avec nos voisins canadiens, elle fait déjà l’objet d’une certaine collaboration, d’échange d’informations etc. notamment dans le cadre de la coopération régionale. Les contacts avec le Service Canadien de la Faune son fréquents.

La lagune du Grand Barachois abrite diverses espèces de canards, surtout de l’automne au printemps, alors que ses rives sont abondamment utilisées par les limicoles à partir de la mi-juillet et jusqu’en novembre.

Les oiseaux terrestres sont également communs du printemps à l’automne : bruants, parulines, moucherolles, et à l’année longue : roitelet à couronne dorée, mésange, bruant des neiges, alouette.

Un site local sur les oiseaux vous renseigne en détail sur les espèces qui nous fréquentent : http://perso.wanadoo.fr/iles-et-ailes/.

Enfin le site de Patrick Boez, en plus de photos diverses sur l’archipel possède une belle galerie d’oiseaux de l’archipel : http://www.patrickboez.com

Un forum vous permet de vous tenir au courant des observations récentes, sur les oiseaux mais aussi sur les cétacés : http://www.spmaviavis.com/cgi-bin/discus/discus.cgi

Harfang des neiges, photo Patrick Boez.
Sterne - Photo Michael Martinez
Bernaches du Canada - Photo Robin Detcheverry
Cerfs de Virginie - Photo Michael Martinez
Bébé phoque - Photo Hélène Detcheverry
Cerfs de Virginie - Photo Roger Etcheberry
Cerf de Virginie - Photo Michael Martinez
Phoque - Photo Christophe Detcheverry

Roger Etcheberry

Le Grand Barachois

L’Isthme de Miquelon-Langlade et le Grand Barachois

A l’Ouest les petites collines, constituées uniquement de sable fin, sont appelées localement «Buttereaux». Ils se sont vraisemblablement formés à la fin de la dernière glaciation alors que le niveau de la mer était in­férieur au niveau actuel, étant donné l’énorme quantité d’eau encore immo­bilisée dans les glaciers, plus au nord. On peut se représenter la scène ainsi : une dune, très large, ce qui est vraisemblable étant donné la faible profondeur; le sable, déplacé par le vent, a fini par s’accumuler en buttereaux, bientôt fixés par une végétation adaptée, Sabline, Spartine, Oyats etc.

Les buttereaux ont connu de nombreuses fluctuations, périodes d’érosion, et période d’apport de sable. L’époque actuelle est caractérisée par une érosion très importante qui menace de disparition la partie Nord. Pour essayer de remédier à cet état de chose, des travaux ont été entrepris depuis quelques années qui consistent à créer un «piège à sable» et ainsi tenter de «reprofiler» la dune à l’Ouest des buttereaux. L’érosion est également évidente à l’Est, notamment lors de forts vents de Nord-est en période de grande marée. La route, construite comme une «digue» depuis quelques an­nées, le long de la côte, y a porté remède, sur environ les 2/3 de la côte.

Le Grand Barachois, inséré entre les deux bras de l’Isthme, est une lagune peu profonde parsemée de bancs de sable localisés dans sa partie sud-est et qui découvrent à marée basse. La profondeur, encore moindre dans sa partie Ouest, permet d’exposer une large plage de sable fin.

Dans le Grand Barachois se reproduisent les Phoques veaux-marins, les femelles mettent bas durant la dernière semaine du mois de mai et la première semaine de juin. Les jeunes naissant sur les bancs à ma­rée basse doivent être capables de nager dans les quelques heures qui sui­vent, c’est-à-dire à la prochaine marée haute. Ils sont nourris pendant en­viron 3 semaines. Les liens entre la mère et le jeune sont auditifs et ol­factifs. Tout dérangement à ce moment critique, qui sépare la mère de son jeune, mène à l’abandon de celui-ci et finalement à sa mort, lorsqu’il a épuisé ses réserves de graisse. Les biologistes nous assurent que ces animaux sortent en mer pour se nourrir.

Les Phoques gris sont visiteurs, du printemps à l’automne. Il se reproduisent sur l’île des Sables vers la fin du mois de janvier. Leur origine est attestée par des individus marqués sur cette île et observés dans l’archipel à plusieurs reprises. Cette espèce, plus massive que le Phoque commun, se reconnaît à sa tête plus allongée.

Le Grand Barachois est un site privilégié pour l’étude de ces mammi­fères. Suite à leurs travaux menées ici, deux étudiants de l’Université Me­morial ont obtenu leur DOCTORAT en 1993.

Notons dans la flore des buttereaux (et ailleurs dans l’archipel), la Sanguisorbe, le Pois de mer, la Poten­tille anserine, la Sabline, l’Oyat et la Spar­tine déjà mentionnés, la Berce (grande Ombellifère) Le jonc de la Baltique, le Plantain maritime, le Menyanthes trifolié…

Les limicoles (oiseaux de rivage) fréquentent ce site.

– certaines espèces y nichent comme le Pluvier semipalmé, le chevalier grivelé, la Bécassine, le Bécasseau minuscule ainsi qu’une espèce en voie de disparition : le pluvier siffleur.

– d’autres nous visitent au printemps lors de leur migration vers le Nord, assez régulièrement comme le Pluvier argenté, occasionnellement comme le Tourne-pierre et rarement comme le Pluvier doré européen et exceptionnellement comme, la Barge à queue noire, ou le Courlis corlieu eurasien.

– C’est surtout l’automne, que ces oiseaux de rivages, de retour du Labrador ou de l’Arctique canadien où ils ont niché, arrivent par centaines au Grand Barachois, pour se nourrir sur les bancs et le pourtour à marée basse. En un mot, pour se préparer à la longue migration vers l’Amérique du Sud où la plupart des espèces hivernent. Les arrivées sont différentes suivant les espèces. Fin juin ou première semaine de juillet pour le Courlis corlieu et à partir de la mi-juillet pour les cheva­liers à pattes jaunes et le Bécassin roux; début août ou mi-août pour le Pluvier semipalmé, le Bécasseau semipalmé et le Bécasseau à croupion blanc; vers la fin d’août pour le Sander­ling et en septembre pour le Bécasseau variable. Depuis quelques années le nombre de Bécasseau maubèche a considérablement augmenté entre septembre et novembre.

D’autres espèces, plus rares sont parfois observées, comme la Barge Hudsonienne, et le Bécasseau roussâtre.

Les Anatidés (canards) exploitant les herbiers de Zostère utilisent largement la lagune. Au printemps, les Canards noirs qui hivernent (en nombre croissant depuis quelques années, dépassant parfois les 500 individus), soit au Barachois s’il n’est pas tota­lement gelé, soit le long des côtes de l’Archipel, sont rejoints par de nombreux migrateurs de leur propre espèce.

Le canard pilet maintenant le nicheur le plus commun de l’isthme, arrive dès la première quinzaine d’avril, accompagné de la Sarcelle à ailes vertes et plus rarement de la Sarcelle à ailes bleues. Plus rares et observés de temps à autre sont le canard d’Amérique et le canard siffleur, le canard souchet (qui s’est reproduit en 1998 et 1999), et le canard colvert.

L’Habénaire lacérée, Orchidée assez commune dans les prairies de l’Isthme.
Bécasseaux variables ayant hiverné avec succès au Grand Barachois.

L’été est une période plus calme sur le plan d’eau, les jeunes ca­nards ne le rejoignent qu’à partir de la mi-août.

Parmi les canards plongeurs, le Harle huppé peut y être observé quasiment toute l’année, et niche dans les marais proches. Le Garrot à œil d’or, est présent de novembre à avril-mai, en fonction de la surface d’eau libre restante durant l’hiver. Plus rarement, et en moindre quantité : quelques Fuligules milouinan, et petits Garrots.

La Bernache du Canada commune dans le passé, hi­vernant souvent, est devenue très rare depuis 1985, à cause de dérangements. Paradoxalement le nombre de nicheurs a augmenté, les populations n’étant pas les mêmes.

Aux abords du Grand Barachois nichent également quelques Laridés : le Goéland argenté, et le Goéland marin, éparpillés entre la lagune et le marais Dagort. Le Goéland à bec cerclé, beaucoup plus grégaire, niche en colonie dense. De plus, c’est un migrateur, arrivant dès les premiers jours d’avril pour re­partir en octobre/novembre.

Deux espèces de Sternes, la Sterne pierregarin et la Sterne arctique sont observées réguliè­rement sur le site entre la mi-mai (ou fin-mai) et septembre octobre. et se reproduisent sur le site.

Le Pluvier siffleur, espèce en voie de dispa­rition, a niché a plusieurs reprises sur l’isthme, nous avons environ 25 évidences de nidification depuis la première en 1985.

Le Barachois communique avec la mer par un goulet dont l’entrée change un peu au cours des années sous l’influence des tempêtes et des courants.

Les chevaux en liberté sont également une attraction sur l’Isthme. On les appelle souvent «Chevaux sauvages», en fait ils ont pratiquement tous un propriétaire. Comment sont-ils arrivés dans nos îles ? Peut-être au cours de naufrages ? Il ne semble pas exister de données sur le sujet. Seul moyen de transport terrestre pendant des années, ils ont rendu beaucoup de services, aussi bien pour le transport du courrier entre Miquelon et Langlade par les gendarmes que pour le travail de la ferme, le transport du bois etc. Le cheval de Miquelon-Langlade, qui a subi les lois de la sélection naturelle, en passant souvent l’hiver à l’extérieur est devenu très résistant.

L’introduction de quelques géniteurs du continent compromet certainement cette adaptation. Délaissés suite à l’avènement des moyens modernes de transports, ils connaissent depuis quelques années un regain de popularité grâce à l’équitation.

Il existe un projet de réserve naturelle pour ce site exceptionnel, d’importance régionale. Ce projet qui rencontrait beaucoup d’opposition semble maintenant peu à peu s’imposer dans l’esprit d’une partie de la po­pulation. Cette réserve, qui ne se justifiait pas dans le passé, les moyens de transport étant peu nombreux, non polluants et peu rapides et la faune plus abondante dans toute la région, devient maintenant indispen­sable à la préservation du milieu. Le site est réserve de chasse depuis 1980.

L’Isthme comprenait à une époque plusieurs fermes : Pourquoi celles-ci ont-elles été abandonnées ? Les conditions d’exploitation sous notre climat sont dures. Possibles à l’époque lorsqu’il s’agissait de SURVIVRE, elles n’ont pu se maintenir face à la concurrence des grandes exploita­tions du continent, dont les produits sont devenus de plus en plus facile­ment accessibles au fur et à mesure du développement des liaisons entre l’Archipel et le Canada. Nous sommes passés d’une économie de subsistance à la société de consommation, avec ses notions de gains, de compétitivité, de rentabilité …

Le marais (DAGORT) au sud du Grand Barachois est le plus riche de l’archipel, il peut abriter plusieurs couvées de canard pi­let, de Harle huppé et plusieurs dizaines de couples de Sternes pierregarin. La Guifette noire y a été observée à plusieurs reprises, un couple a même niché en 1992 et 1993, ce qui constitue une extension d’aire importante. La limite Est de l’espèce étant la frontière entre la Nouvelle Écosse et le Nouveau Brunswick. Des hiron­delles rustiques et bicolores y sont souvent observées.

La partie Sud de l’Isthme, jusqu’aux buttereaux Olivier, était prati­quement sans végétation, le couvert végétal y est maintenant assez impor­tant et comprend notamment une abondance des fraisiers dont les fruits sont mûrs vers la fin de juillet. On y trouve également une abondance de Camarine. Par contre, le Myrique de Pennsylvanie, commun sur ce genre de milieu aux îles de la Madeleine ou à l’île du Prince Édouard, se trouve ici seulement en tourbière ou en lande à éricacées.

Situé près du Goulet du Grand Barachois, l’observatoire offre une belle vue sur la lagune.

Roger Etcheberry

L’église de Miquelon

L’église de Miquelon

L'Eglise de Miquelon

En 1856, l’église de Miquelon se trouvait en très mauvais état. Lors d’un violent coup de vent, la toiture qui était faite en trois parties vit une part de son revêtement en bardeaux de bois et quelques planches s’envoler. Il faut savoir que cette église avait été allongée en 1849, puis à nouveau en 1853. Toute l’ancienne toiture était à refaire, mais comme nous étions au mois de juin, on ne pouvait que prévoir des réparations provisoires. L’année suivante, les travaux de construction d’un nouveau presbytère retardèrent ceux à faire sur l’église. On y fit quand même quelques réparations, mais on dut se rendre à l’évidence : la solution résidait dans la construction d’une nouvelle église.

Le projet fut étudié en Métropole et modifié suite à des propositions faites par les responsables locaux, afin de tenir compte du climat particulier de l’archipel. On décida par exemple de renoncer à l’utilisation de «bitume artificiel » sous le plancher de l’église en raison de prompt assèchement du sol sablonneux, et de le remplacer par un simple bétonnage maigre de 8 centimètres d’épaisseur et de 1 mètre de large au pourtour du bâtiment.

Les fouilles ainsi que les fondations furent exécutées en 1862. La confection des portes et des fenêtres fut confiée à un entrepreneur de Saint-Pierre, Louis Durand. La porte principale de l’église revenait à un prix aujourd’hui dérisoire : elle fut facturée 10 francs 25 centimes.

La charpente de la toiture, assez impressionnante, fut envoyée préfabriquée de Métropole. Toutes les poutres sont assemblées par des chevilles en bois. La construction fut achevée en 1865 et l’édifice fut inauguré, le 1er novembre de cette même année. Pour la petite histoire, lorsque les Acadiens arrivèrent à Miquelon en 1763, ils étaient très pauvres et n’avaient donc pas les moyens de financer la construction d’une église. C’est le père Ardilliers (curé venu avec Dangeac), l’un des neufs héritiers d’une famille aisée qui, avec sa sœur religieuse au couvent Notre-Dame des Ardilliers près de Saumur sur la Loire, avança vraisemblablement une partie de l’argent nécessaire à la construction. C’est donc en hommage à ce prêtre qu’un siècle plus tard, on plaça à nouveau cette église sous le vocable NOTRE-DAME DES ARDILLIERS. En cette même année 1865, l’Empereur Napoléon III fit don d’une magnifique peinture, une reproduction de « l’Assomption » de Murillo (peintre espagnol du 17ème siècle) qui orne le fond du chœur.

Photo de François Detcheverry, Numérisée par jean-Pierre Detcheverry.

Le plafond de l’église, à l’origine, était composé d’une seule nef plafonnée ; mais avec le vent violent que nous connaissons, tout le bâtiment bougeait. Vers 1900-1905 Mgr Oyehnard alors curé de Miquelon, le partagea en 3 nefs voûtées, tel qu’il est aujourd’hui. On dut aussi y ajouter des tirants transversaux en fer soutenus en leur milieu par des barres descendant du sommet de la toiture. Tous les poteaux qui soutiennent les voûtes furent recueillis auprès des habitants par ce même curé. Ils provenaient de pièces de bois trouvées sur le rivage. Le clocher, supporté à l’Est par la toiture, bougeait lui aussi. Mgr Oyehnard fit donc placer par l’intérieur deux poteaux pour le soutenir. L’un est le mât d’une goélette de la « Morue Française » échouée à l’Est du village et l’autre le grand mât de la goélette « Ali-Baba » perdue sur les bancs de pêche le 13 septembre 1900 et retrouvée chavirée 37 jours plus tard à l’Ouest de Miquelon avec treize cadavres de marins Saint-pierrais. Le curé l’avait acquis pour la somme de 15 francs.

Depuis, des travaux d’entretien ont régulièrement été effectués et la toiture du cloché a été entièrement refaite. Victoria-Blanche et Clément-Amélie, les deux cloches qui dominaient le village depuis le 1er février 1931, ont vu arriver en 1988 une compagne baptisée Marie-Jeanne offerte par le Révérent Père Frédéric Heudes. En 1989, la grotte de Notre-Dame de Lourdes à gauche du chœur, a été magnifiquement décorée d’une peinture d’artiste exécutée par Mme Yvette Detcheverry.

De superbes vitraux y ont également été installé et sont dus au maître-verrier Fabien Schultz.

Le 3 mai 1914 naissait à l’Ile aux Chiens, Frédéric Victorien HEUDES. Fils de père « Pied Rouge » et de mère Miquelonnaise, c’est à l’âge de 10 ans, qu’il partit faire ses études en Métropole pour ne revenir à Saint-Pierre qu’à l’âge de 17 ans en 1931. Il s’en retourna, puis en 1933, entra au noviciat et fit ses premiers vœux de religion. Après deux années de philosophie à Mortain dans la Manche et une année de théologie à Chevilly, il part enseigner le français, l’histoire et la géographie au Canada, au Collège St-Alexandre près d’Ottawa. En 1939, la guerre éclata ; impossible donc de regagner la France. Après un séjour près de New-York, il est mobilisé en 1940, puis embarqué sur le navire Champlain pour se rendre en France.

Il entre à la caserne du 8ème Génie le 1er mai. A la fin du mois de juillet 1940, il est démobilisé, puis part terminer ses études à Chevilly. Il sera ordonné prêtre le 9 avril 1945, avant de revenir à Saint-Pierre pour y célébrer sa première messe en compagnie des Pères Auguste Gervain, Pierre Gervain et Georges Briand. Il y restera 11 ans, de 1945 à 1956 et enseignera au Collège Saint-Christophe. En 1956, il est nommé rédacteur de langue française à l’agence Fides du Vatican, poste qu’il occupera pendant 20 ans. Pour cause d’asthme, il doit revenir en France, et plus précisément à Clermont-Ferrand où il reste de 1976 à 1985. C’est alors que Monseigneur Maurer lui demande de rentrer dans l’archipel afin de remplacer le père Jean qui doit partir. Après un an à Saint-Pierre, il est nommé curé de Miquelon le 21 septembre 1986. Le père Heudes décéda le 28 novembre 1994, à l’âge de 80 ans.

Fete Dieu, en 1967, photo de Francois Detcheverry

Jean-Pierre Detcheverry

Miquelon-Langlade

Miquelon-Langlade

Miquelon-Langlade

L’archipel de Saint-Pierre et Miquelon est situé à une vingtaine de kilomètres de la péninsule de Burin, près de la côte sud de Terre-Neuve (Canada).

Il est constitué de 3 îles principales; Saint-Pierre (26 km²), Miquelon (110 km²) et Langlade (91 km²). Miquelon et Langlade sont reliées par un isthme de sable de 12 km de long.

L’isthme de Miquelon-Langlade

Cette bande de sable qui unit Langlade à Miquelon est, aux dires des scientifiques, le plus spectaculaire de l’Atlantique Nord. Il s’est formé depuis la dernière glaciation.

Un chenal séparait encore Miquelon de Langlade vers la fin du 18esiècle. Les navires qui empruntaient cette voie s’y sont échoués et ont certainement contribué à sa fermeture totale, d’où la légende qui veut que l’Isthme ait été créé par les centaines de naufrages qui ont eu lieu dans cette région, ce qui est bien sûr exagéré !

Divisé en deux dans sa partie Nord, il abrite la lagune salée du Grand Barachois, site écologique d’importance régionale.

Il abrite deux espèces de phoques, le Phoque commun, présent toute l’année, et le phoque gris, migrateur. Cette lagune est bordée dans sa partie Ouest par des dunes de sables fixées, assez spectaculaires, appelées localement « buttereaux » où l’on rencontre de nombreux chevaux en liberté.

Le Grand Barachois et les marais avoisinants sont d’un intérêt ornithologique important pour la reproduction, les migrations et l’hivernage de nombreuses espèces : Canards, Sternes, Limicoles (oiseaux de rivage) etc.

L'île de Miquelon-Langlade

Sur un si petit territoire, environ 250 km², les paysages sont forts variés, reflétant une géologie complexe.

En résumé, Langlade est en grande partie sédimentaire, Miquelon est d’origine volcanique alors que le Cap, situé près du village est métamorphique.

A Miquelon, les côtes sont basses et accessibles pour de longues marches calmes et agréables, alors que la plupart des côtes de Langlade et du Cap de Miquelon sont constituées de belles falaises.

Les vallées et les endroits abrités sont boisés, alors que les terrains plats sont envahis d’étangs et d’immenses tourbières où l’on trouve nos plus belles orchidées.

Les collines dont la plus haute n’atteint que 240 mètres vous donneront l’impression de vous balader à 2 ou 3 000 mètres d’altitude sous des cieux plus cléments. La mer omniprésente ajoute une dimension supplémentaire à l’archipel, tour à tour, calme et furieuse, elle fait partie de la vie locale puisque on ne peut s’en éloigner de plus de 5 km ! Miquelon et Langlade, pour les amoureux de la Nature et du style de vie à la française, mérite certainement mieux qu’un seul jour de visite.

Le village de Miquelon, origine de la population

Les Acadiens s’y sont installés en 1763 (après le grand dérangement de 1755), principalement pour l’agriculture tandis que les Basques, Bretons et Normands y sont venus pour la pêche à la morue.

Le village de Miquelon est situé dans la partie nord de l’île et compte environ 700 habitants.

35ème édition – Le classement

Le classement de la 35ème édition des 25km de Miquelon est maintenant en ligne. La météo a été de notre côté cette année, un temps magnifique !

Cela faisait 24 ans qu’il tenait, le record, détenu jusqu’ici par Claudio Arthur (1h 22′ 41” en 1994) est tombé, il a même été battu de plus de 2 minutes ! Un grand bravo à Pablo GARCIA, qui a terminé la course en 1h 20′ 20” !

Un grand bravo aussi à la première femme, Fanny DA SILVA qui est arrivée en 1h 59′ 51″ !

Cette année, 2 records ont été battus et une nouvelle catégorie a été ajoutée :

  • Nouveau record senior homme : Pablo GARCIA, en 1h 20′ 20″
  • Nouveau record vétéran 3 femme : Yvonne MARTIN, en 2h 11′ 48″
  • Nouvelle catégories Vétéran 5 femme : Florence BARRON, en 2h 29′ 12” (à noter que Florence détient également le record vétéran 4 femme)

 

Encore un grand bravo à toutes et tous, gardez un peu de force, maintenant c’est l’heure de fêter et de danser au méchoui !

 

Le classement complet ici !

 

34ème édition – La classement

 

Le classement de la 34ème édition des 25km de Miquelon est maintenant en ligne. Si la météo n’a pas été de la partie, les courageux ont quand même été assez nombreux à terminer dans les temps, avec 99 classés sur 109 inscrits en compétition, un grand bravo à tous, d’autant plus que plusieurs records personnels ont été battus !

Un grand bravo à Peio DOURISBOURE, qui, pour sa 2ème participation aux 25km, est arrivé 1er, avec un temps de 1h 28′ 03″. Il est passé sous la barre des 1h30, ce qui n’avait pas été fait depuis l’édition de 2008 !

Un grand bravo aussi à la première femme, Anne-Claire DOLIVET, qui est arrivée en 1h 39′ 59″, 5ème au classement général, et qui par la même occasion, a battu le record de la catégorie femme senior de presque 2 minutes !

Cette année, 3 records ont été battus, tous chez les femmes, un grand bravo à elles :

  • Nouveau record senior femme : Anne-Claire DOLIVET, en 1h 39′ 59″
  • Nouveau record vétéran 3 femme : Charlotte BARRINGTON, en 2h 22′ 10″
  • Nouveau record vétéran 4 femme : Florence BARRON, en 2h 21′ 59″ (elle bat sont propre record de 15 minutes)

 

Encore un grand bravo à toutes et tous, gardez un peu de force, maintenant c’est l’heure de fêter et de danser au méchoui !

 

33ème édition – La classement

 

Le classement de la 33ème édition des 25km de Miquelon est maintenant en ligne. L’épreuve s’est déroulée sous le beau temps et dans la bonne humeur, comme d’habitude.

 

Félicitations au vainqueur, Peio DOURISBOURE, qui l’a emporté, avec un temps de 1h 33′ 48”, et à la première femme, Laurence PILLON, avec un temps de 1h 52′ 21”.

 

Le record de la catégorie Vétéran 4 femme a été battu, par Florence BARON, avec un temps de 2h 36′ 59”. Bravo à elle !

 

Conditions d’inscription

Conditions d'inscription

Les 25 km de Miquelon” est comme son nom l’indique, une épreuve de course à pied de 25 kilomètres. Comme toute épreuve de course à pied, elle est soumise à des conditions d’inscription.

Deux types d’inscriptions sont possible, à savoir le mode compétition et le mode loisir.

  • Mode Compétition

    Le mode compétition est proposé aux participants qui souhaitent être classés, dans les temps. Ces participants concourront avec un dossard et leur temps sera enregistré afin d’établir le classement de la course.

    Les participants en mode compétition devront obligatoirement fournir un certificat médical d'aptitude à la course à pied en compétition et une décharge.

  • Mode Loisir

    Le mode loisir est, lui, proposé aux participants qui souhaitent participer à la fête.

    Les participants en mode loisir ne sont pas soumis au certificat médical.

L’âge minimum requit pour participer aux 25 km de Miquelon est de 18 ans (au 31 décembre de l’année en cours).

L’organisation et le coût du transport sur Miquelon ou sur Langlade reste à la charge des participants.

N'hésitez pas à consulter la section "Liens utiles".

Le tarif de base comprend la participation à la course, la récompense, l’accès au méchoui, au repas et aux différentes animations musicales prévues pour la soirée, est fixé à 35 euros.

Plusieurs options sont proposées à l'inscription.

Options de tarif

  • Tarif de base : 35 euros
  • Transport en bus sur la ligne d'arrivée : + 5 euros
  • Lit de camp dans la salle commune : + 10 euros
  • Transport en bus + lit de camp : + 15 euros

Le parcours

Le parcours des 25km de Miquelon

  • Départ de Langlade, en bas de la carte
  • Arrivée dans le village de Miquelon, en haut de la carte
  • Des paysages à couper le souffle
  • Bonne humeur et bonne ambiance tout au long du parcours

Contact

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