Les affiches

Les affiches des 25km de Miquelon

Toutes les affiches des 25km de Miquelon depuis 1984. La seule manquante est celle de l’année 1988. Si vous en possédez une copie, nous vous serions reconnaissants de nous en faire parvenir une photo ou un scan, afin de compléter notre collection.

Refonte complète pour le site des 25km de Miquelon

Refonte complète pour le site des 25km de Miquelon

 

Beaucoup de nouveautés pour le site internet des 25km de Miquelon !

Nouvelle peau, nouveau contenu, nouvelle mise en page pour tous les articles, etc… Tous les tableaux présentant les classements, records, statistiques, les palmarès ont été revus de A à Z… La navigation est plus agréable, l’impression des tableaux est maintenant bien plus adaptée.

L’ajout de toutes les anciennes pages du site Miquelon-Langlade.com, ainsi que leur refonte apporte énormément d’informations sur notre archipel, n’hésitez pas à les découvrir ou à les redécouvrir !

Tout ça, bien sûr, adapté à la navigation sur tablettes et téléphones mobiles…

Venez voir par vous même et baladez vous sur le site pour découvrir toutes les nouveautés !

 

Programmes d’entraînement

Programmes d'entraînement

Afin de vous préparer pour les 25 km de Miquelon, nous vous proposons 3 programmes d’entraînement. Ces programmes ont été élaborés par Claudio ARTHUR, que nous remercions au passage. Claudio était déjà à l’origine des programmes précédents et, pour rappel, il a été le détenteur du record de l’épreuve de 1994 à 2018, avec un temps de 1 h 22′ 41”.

Les programmes sont basés sur 12 semaines, la 12ème étant celle de l’épreuve

Les programmes sont au format PDF, vous pouvez donc facilement les télécharger et les imprimer

Programme 1 - Objectif

Arriver en dedans des 4 heures

Ce plan s’adresse à des personnes qui ne pratiquent ni course à pied ni aucune autre activité sportive de manière régulière mais néanmoins en bonne forme physique.

Programme 2 - Objectif

Arriver en 2 heures 30

Ce plan s’adresse à des coureurs occasionnels et capables de courir 1 heure sans interruption. Il peut aussi convenir à des sportifs pratiquant de manière régulière une autre activité sportive. Ce plan comprend trois séances par semaine.

Programme 3 - Objectif

Arriver en 2 heures

Ce plan s’adresse à des coureurs réguliers – 2 ou 3 entrainements par semaine – et habitués au travail de vitesse.

Saint-Pierre et Miquelon

Saint-Pierre et Miquelon

Saint-Pierre et Miquelon est un archipel français de l’Atlantique nord, situé à 25 km au sud de l’île canadienne de Terre-Neuve. Ancien département d’outre-mer puis collectivité territoriale à statut particulier, c’est aujourd’hui une collectivité d’outre-mer.

L’archipel est composé de trois îles principales : Saint-Pierre, la plus petite des trois, mais qui abrite 90 % de la population, Miquelon, et Langlade, ces dernières reliées entre elles par un isthme de sabledepuis le 18ème siècle. Il compte également plusieurs petites îles et îlots non habités.
Avec la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, c’est l’un des six territoires français en Amérique et le seul en Amérique du Nord, dernière parcelle de l’ancienne Nouvelle-France.

Découvert par Jacques Cartier lors de son passage en juin 1536, Saint-Pierre-et-Miquelon avait d’abord reçu le nom d’archipel des onze mille vierges par José Álvarez Faguendes, navigateur portugais débarqué en 1520, le jour de la Sainte Ursule. L’archipel a successivement été aux mains des Anglais et des Français avant de devenir définitivement français en 1815.

Démographie

La population, en progression lente depuis la Première Guerre mondiale, comptait 6 345 habitants au recensement de 2009, dont 5 618 sur la plus petite île portuaire de Saint-Pierre et 698 sur les îles de Miquelon-Langlade. La population légale de 2009 s’élève à 6 345 habitants.

Les habitants descendent très majoritairement de colons normands, bretons et basques. Si la descendance acadienne est modeste, on doit par contre souligner une filiation anglaise et irlandaise significative de la population, conséquence de nombreuses unions de ces colons avec de jeunes femmes venues de la côte voisine de Terre-Neuve pour tenir des emplois domestiques, notamment au 19ème siècle et jusqu’à la moitié du 20ème.

Géographie physique

C’est un petit archipel de huit îles, totalisant 242 km², bas et érodé (240 m au Morne de la Grande Montagne à Miquelon et 210 m à Saint-Pierre). Il est formé de roches volcaniques (Miquelon et Saint-Pierre) et de roches métamorphiques diverses (Langlade, p.île du Cap) (orogenèse et chaîne des Appalaches datant du Précambrien). L’aspect est rude, sauvage, avec des côtes échancrées, le tout profondément modelé par la grande glaciation quaternaire canadienne qui recouvrit également Terre-Neuve et l’estuaire du Saint-Laurent.

L’archipel est constitué essentiellement de la petite île de Saint-Pierre (26 km² avec les îlots contigus et 8 km du sud-ouest au nord-est) et de la plus grande île de Miquelon (216 km² et 80 km du nord au sud), elle-même formée de deux îles, Miquelon (110 km²), au sud de laquelle se trouve la lagune du Grand Barachois et Langlade (91 km²), aussi appelées Grande et Petite Miquelon et reliées depuis 1783 par un long isthme sableux qui provoqua, au siècle dernier, de nombreux naufrages. L’intérieur est occupé principalement par des tourbières, des étangs, de rares espaces boisés formés principalement de résineux (seule forêt boréale française). Une seule rivière digne de ce nom, la Belle Rivière, traverse Langlade du sud au nord.

D’autres petites îles ou îlots inhabités autour du port de Saint-Pierre au sud-est : l’île aux Marins (ancienne île aux Chiens et autrefois habitée), l’île aux Pigeons, l’île aux Vainqueurs et au nord de Saint-Pierre, le Grand Colombier. Plus au large, en direction de la péninsule Burin (Terre-Neuve), l’Île Verte est un îlot marquant la limite des eaux territoriales à la souveraineté incertaine. Le Canada y a érigé un phare.

Le climat de l'archipel

Le Climat de l’archipel a été tellement bien décrit par Aubert de la Rüe, géologue ayant séjourné dans l’archipel durant plusieurs années, qu’il est difficile de faire mieux !

« Le climat de Saint-Pierre et Miquelon est rigoureux, mais parfaitement sain. Il est anormalement froid pour la latitude, la moyenne annuelle de la température étant seulement de +5°5’. Ceci tient aux masses d’air polaire glacial qui affluent des régions arctiques et aux eaux marines froides amenées par le courant de Baffin ou du Labrador, qui baignent les côtes de l’archipel.

Voir la suite sur l’article dédié au climat…

Economie et société

Le PIB de Saint-Pierre et Miquelon, établi pour la première fois selon les indicateurs de 2004, a été évalué à 26 073 euros/habitant13. Mais ce niveau élevé, proche des normes de la métropole française, doit être regardé avec prudence car il est basé essentiellement sur le pouvoir d’achat. Or celui-ci est favorisé du fait que près du tiers des actifs sont rémunérés sur fonds publics avec une indexation de l’ordre de 40 à 60 %. À cela vient s’ajouter la faiblesse du cours du dollar par rapport à l’euro, ce qui favorise ce pouvoir d’achat, mais pénalise certains secteurs comme le marché du poisson (exportation) ou encore le tourisme…

Le développement économique de l’archipel est confié par le Conseil territorialà la Société de développement et de promotion de l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon (Sodepar) dont le président n’est autre que celui du Conseil territorial.

La pêche

La pêche à la morue (cabillaud) a été l’activité traditionnelle et principale de l’archipel. À partir des années 1950, elle avait acquis un caractère industriel avec des chalutiers modernes très performants. Mais à la suite de la décision du tribunal arbitral de New-York, en 1992, délimitant la zone économique exclusive française autour de l’archipel et du moratoire canadien sur la pêche de cette espèce survenu peu après, ce fut l’effondrement vers une activité très réduite. En complément se développa une pêche artisanale sur de petites unités qui, en plus d’un maigre quota de morue, s’est tournée vers le crabe des neiges, le lompe, le homard…

Ainsi, la balance import/export, qui aux belles années avoisinait les 50 % du fait des exportations de poisson, est tombée aux alentours de 10 % soulignant la grande faiblesse de l’économie locale. L’ensemble du secteur ne survit que grâce à un solide soutien financier de l’État et de la Collectivité territoriale.

Bâtiments et travaux publics

Employant environ 10 % de la population active estimée à 3 200 personnes, le bâtiment est un secteur économique essentiel. Soumis à une saisonnalité climatique, il se déploie surtout d’avril-mai à fin novembre. Caractérisé par une prédominance de la maison individuelle, il garde un profil artisanal de qualité.

La problématique du logement à Saint-Pierre et Miquelon est très différente de celle qu’on trouve dans les autres collectivités d’outre-mer. L’insalubrité et le manque de confort n’existent pratiquement pas, ni les bidonvilles. Au recensement de 1999, on dénombrait 2 415 résidences principales, 428 résidences secondaires, 15 logements occasionnels et 78 logements vacants.

En 2006, on dénombre 2 517 résidences principales mais 173 logements vacants. En dépit du vieillissement de la population, le nombre de logements a progressé de 5,8 % à Saint-Pierre et de 7,3 % à Miquelon-Langlade (source : INSEE et IEDOM).

Les travaux publics, effectués par quelques entreprises locales, sont largement dépendants de la commande publique, d’ailleurs assez soutenue par l’État, la Collectivité territoriale ou les deux municipalités.

Commerce

Gisement d’emploi pour environ 15 % des actifs, c’est principalement un commerce de distribution. Quelques assez grandes surfaces d’enseigne locale se sont développées depuis 1980. L’insularité, l’étroitesse du marché et l’éloignement contribuent à une gestion parfois délicate.

La majorité des approvisionnements vient du continent nord-américain, notamment pour les matériaux de construction, le pétrole, l’alimentation en viande et produits maraîchers. Il en va de même pour la moitié du parc automobile, important, et les gros engins de terrassement, de même que pour les très nombreux bateaux de plaisance.

Toutes les importations, d’où qu’elles viennent (étranger ou France), sont soumises aux droits et taxes destinés au budget local.

Education et enseignement

Les établissements publics se composent de quatre écoles primaires, d’un collège avec une annexe à Miquelon, d’un lycée d’État et d’un lycée professionnel à Saint-Pierre. La première classe de seconde fut ouverte en 1964. L’enseignement privé, sous contrat d’association avec l’État compte quatre écoles primaires et un collège avec une section technique. En 2006, 1 330 élèves étaient scolarisés.

Après le baccalauréat, les élèves peuvent continuer leurs études à l’extérieur en bénéficiant d’une bourse financée par le budget de l’archipel qui couvre aussi leurs frais de transport aux départ et retour ainsi qu’un voyage annuel au moment des grandes vacances. La plupart choisissent la Métropole pour continuer leurs études.

Lycée d'état Emile Letournel

Santé

Il existe à Saint-Pierre un centre hospitalier employant environ 200 personnes dont une vingtaine de personnels médicaux. Plusieurs spécialistes y viennent en mission au cours de l’année. La Caisse de prévoyance locale a contribué à la mise sur pied, en 2007, d’un centre de santé distinct de l’hôpital. À Miquelon, se trouve un poste médical doté d’un médecin.

Une des caractéristiques du système de santé dans l’archipel est son coût élevé, partiellement compensé par le budget national. Ce coût provient notamment des évacuations sanitaires pour les malades réclamant des soins ne pouvant être prodigués sur place. Au nombre de 1 254 en 2006, elles ont eu lieu à 82 % vers le Canada (principalement Saint-Jean de Terre-Neuve) et à 18 % vers la métropole.

Un nouvel hôpital est actuellement en construction, il proposera des moyens plus modernes à la population de l’archipel.

Sports et loisirs

Le sport est très présent avec de nombreuses associations et deux structures institutionnelles : le Centre culturel et sportif à Saint-Pierre et la Maison des Loisirs à Miquelon. On pratique le football, le hockey sur glace, le volley-ball, le tennis, le curling, la natation, le basketball, la course à pied, la boxe, le patinage sur glace, la pétanque, plusieurs arts martiaux dont le judo, le karaté, etc. De fréquents déplacements ont lieu soit vers le Canada soit vers la France. Ils sont facilités par l’action du ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que par la Collectivité territoriale. La course les 25 km de Miquelon est un moment sportif et festif du plus haut intérêt qui attire quelques centaines de participants à la belle saison. Une école de voile municipale, à Saint-Pierre, fonctionne durant les mois les plus cléments ainsi qu’un club de plongée le club mautique Saint Pierrais.

L’expression théâtrale se manifeste sur les deux îles de manière affirmée de même que plusieurs groupes musicaux locaux. L’archipel compte cinq musées dont un à Miquelon et deux à l’île aux Marins. Le Francoforum est un établissement dépendant de la Collectivité territoriale. Ouvert en 1992, il a pour mission d’enseigner la langue française aux Canadiens anglophones désireux d’y venir en stage. Il est accrédité auprès du gouvernement du Canada.

Agriculture

Le climat rigoureux s’avançant dans le printemps réduit la saison propice à trois mois environ. Autre handicap : l’absence de surfaces et de sols fertiles propres à la culture des céréales puisque trop tourbeux et argileux.

Cependant, depuis le début des années 1990, diverses opérations de développement ont été menées avec notamment la culture sous serres, chaudes et froides, de produits maraîchers : laitues et fraises principalement. La production animale consiste surtout en celle des poulets de chair, d’œufs, de canards et de viandes d’agneau. L’ensemble du secteur bénéficie de l’aide de la métropole (régies agricoles des services de la Direction de l’Agriculture et de la Forêt) ainsi que des dispositions du code local des investissements, mais il ne peut répondre qu’à une faible part de la demande des consommateurs.

Depuis quelques années, l’élevage d’animaux est en constante évolution sur Miquelon et Langlade, grâce à quelques agriculteurs motivés qui se lancent courageusement dans l’aventure (volaille, cochons, brebis laitières, etc.).

Télécommunications

Les moyens de communication modernes et diversifiés sont offerts à la population de l’archipel : Internet, téléphone fixe et mobile, réseau câblé de télévision, le tout géré par l’opérateur SPM Télecom. La chaîne publique outre-mer de radio-télé SPM 1ère est installée à Saint-Pierre. L’importance de l’équipement en ordinateurs permet également aux îliens de réduire l’impact de l’insularité et de l’éloignement.

 

Source texte : Wikipédia

Le Musée de Miquelon

Le Musée de Miquelon

Le Musée de Miquelon

Le Musée de Miquelon a vu le jour en 1995, grâce à l’association Miquelon Culture Patrimoine, qui s’était donné pour but , entre autre, de rassembler divers objets, afin de rappeler à certain et montrer à d’autres la vie de nos parents dans la première partie du 20ème siècle.

Au rez-de-chaussée, 6 thèmes principaux de la vie courante sont représentés

A l’étage, une reconstitution du laboratoire de développement photo du Docteur Louis Thomas vous est proposée. Une magnifique maquette créée par Joseph Orsiny, représentant le travail de la morue autrefois est exposée. On peut aussi y voir une exposition sur le thème de la philatélie.

Laboratoire du Docteur Thomas
Maquette réalisée par Monsieur Joseph Orsiny

Le Musée de Miquelon, qui est un véritable témoin de l’histoire miquelonnaise, a vu le jour grâce au travail acharné de Jean-Pierre Detcheverry, historien passionné par l’histoire de son île, mais aussi Roger Etcheberry, qui est à l’origine des traductions de tous les textes de présentations et d’explications du musée, de la maire de Miquelon, qui a mis à disposition le bâtiment (dont l’histoire vous est expliquée ci-dessous), Le Conseil Territorial et le Ministère de la Culture, pour leurs aides financières, les membres du bureau de Miquelon Culture Patrimoine et, bien sûr, tous les gens qui ont prêté ou fait don d’objets chers à leur cœur.

Le Bâtiment qui accueille le Musée de Miquelon a aussi une histoire, ce qui rajoute un charme supplémentaire lors des visites puisqu’il est, ui aussi, une pièce du musée. Voici le récit que Jean-Pierre Detcheverry a écrit, afin d’expliquer au visiteurs comment il est arrivé là :

Dans les années 1938-1939, cette maison faisait partie d’une série de quatre fermes expérimentales dont deux furent construites à Langlade, au Ruisseau Debon pour la première, et à Couillette pour la seconde. La troisième fut construite à Beaumont, à 2 kilomètres du bourg sur la route de Langlade, et la quatrième au pied du Cap de Miquelon, près de l’emplacement de la quarantaine actuelle.

L’expérience n’ayant pas été concluante, celle de Beaumont fut achetée par Monsieur René de Lizarraga en 1948, démontée par panneaux et transportée dans le village pour lui servir de maison d’habitation. La quatrième, tenue par Achille Couffon, après avoir été elle aussi abandonnée, fut vendue à la Municipalité en 1958, puis transportée entière sur rouleaux et déposée sur son site actuel.

Elle servit d’abord de salle de classe pour les cours d’apprentissage maritime, puis pour les élèves de sixième et de cinquième qui suivaient des cours par correspondance, ensuite de salle de tissage de la laine, de dépôt et d’atelier pour le réseau E.D.F., de restaurant, de bibliothèque municipale et enfin aujourd’hui, de musée.

 

Jean-Pierre Detcheverry

Le climat de l’archipel

Le climat de l’archipel

Le Climat de l’archipel a été tellement bien décrit par Aubert de la Rüe, géologue ayant séjourné dans l’archipel durant plusieurs années, qu’il est difficile de faire mieux !

« Le climat de Saint-Pierre et Miquelon est rigoureux, mais parfaitement sain. Il est anormalement froid pour la latitude, la moyenne annuelle de la température étant seulement de +5°5’. Ceci tient aux masses d’air polaire glacial qui affluent des régions arctiques et aux eaux marines froides amenées par le courant de Baffin ou du Labrador, qui baignent les côtes de l’archipel.

Les minima absolus enregistrés à St. Pierre sont de -20° à -22°, mais ils sont très exceptionnels et ne dépassent guère en général -15° à -17°, températures relevées deux ou trois fois tout au plus au cours de chaque hiver, pendant une courte durée, à l’occasion des vagues de froid qui arrivent du Canada quelque peu atténuées. Les températures hivernales n’ont cependant le plus souvent, rien d’excessif, mais l’humidité et le vent les aggravent considérablement et rendent le froid pénible.

Quatre mois : décembre, janvier, février et mars ont des moyennes négatives, janvier et février étant les plus froids avec -3° ou -4° de moyenne en général. Le thermomètre oscille d’habitude pendant cette période entre -10° et +5°. En hiver, la mer ne gèle que très exceptionnellement autour des îles au point d’interdire la navigation. Il arrive néanmoins à partir de janvier et jusqu’au début d’avril que des banquises en dérive, provenant des régions arctiques, s’amoncellent autour des îles, qu’elles libèrent en général au bout de quelques jours, entraînées par les vents et les courants.

Au printemps, les températures sont très longues à se relever et le fond de l’air demeure glacial jusqu’à la fin de mai, d’où le caractère tardif de la végétation, les arbres ne se couvrant de feuilles que pendant le courant de juin. Les gelées nocturnes, encore fréquentes en avril, se produisent d’ordinaire jusqu’au 15 mai, quelquefois plus tardivement, mais du début de juin à l’automne, les températures sont toutes positives.

Il peut y avoir des journées très douces en juin, surtout par vent de Sud-Ouest, mais la température ne se réchauffe véritablement qu’à la fin du mois, pour osciller entre +10° et +20° pendant l’été, dont la moyenne ne dépasse pas + 15°, Si, au cours de cette saison, le thermomètre ne s’abaisse pas au-dessous de +7°, il ne s’élève par contre guère au-dessus de 22°. on a enregistré certaines années des maxima de l’ordre de 29°, mais ils correspondent à des valeurs tout à fait exceptionnelles.

Brouillard sur l’étang de Mirande , côte Est de Miquelon
Belles couleurs d’automne, Cap de Miquelon

Il y a déjà, en septembre, des journées assez fraîches, mais les premières gelées, encore rares et peu accentuées, ne se produisent pas avant la seconde quinzaine d’octobre. Ce mois, qui est souvent l’un des plus beaux, compte encore des journées très douces. C’est seulement vers la fin de novembre que les gelées deviennent assez prononcées pour durcir la surface des tourbières et faire prendre les étangs. En général, ceux-ci ne gèlent définitivement qu’à partir du 15 décembre, le demeurant jusqu’en mars et certaines années même jusqu’en avril. Les étangs salés gèlent plus tardivement, en janvier seulement et sont libérés de leur glace plus tôt.

Le climat océanique dont jouissent les îles Saint-Pierre et Miquelon présente des écarts de températures relativement considérables. La différence entre le mois le plus froid (février -4°2) et le plus chaud (août 16°1) est de plus de 20°. L’amplitude thermique diurne, de 5° à 10° n’est pas excessive, mais la rapidité avec laquelle se produisent les changements de température au cours d’une même journée, en étroite relation avec les variations de direction des vents, sont assez désagréables et constituent l’un des traits remarquables du climat.

Le degré hygrométrique est élevé et varie peu d’un mois à l’autre, étant en moyenne de 82 à 84 p. 100 pour l’année. Les vents du Nord et de l’Ouest sont les plus secs, ceux du Sud (SW à SE) les plus humides.

Le territoire connaît une proportion de jours de brume très considérable, due à sa position géographique, proche du point de rencontre des eaux froides du courant du Labrador et des eaux tièdes du Gulf Stream. Leur nombre varie de 85 à 120 suivant les années et chaque mois en compte une proportion variable. Le nombre des heures de brume, en moyenne de 50 en décembre, s’élève à 300 heures en juillet. La période la plus défavorable, sous le rapport de la brume, s’étend d’avril à fin juillet.

Les précipitations atmosphériques sont abondantes et la quantité d’eau qui tombe annuellement, sous forme de pluie et de neige, est de 1328.5 mm. Les années sèches ne reçoivent guère plus de 1.000 millimètres, mais le total des plus pluvieuses peut dépasser 1.500 millimètres. Les fortes pluies sont amenées par les vents doux du Sud-Est. Elles peuvent donner un total de 60 à 70 millimètres en 24 heures. Les averses orageuses, accompagnées de manifestations électriques, sans être très violentes, ne sont pas rares certaines années.

Les premières chutes de neige se produisent en octobre et plus habituellement en novembre, ne blanchissant d’ailleurs les îles que d’une façon éphémère. En décembre, elles deviennent plus sérieuses, mais il est rare qu’elles forment une couche permanente avant la fin du mois. L’enneigement est très inégal d’une année à l’autre. En général, c’est en février et au début de mars que la couche est la plus considérable. Du fait de la violence du vent l’épaisseur de celle-ci est très inégale. Dans les parties boisées de Miquelon et Langlade, les plus abritées du vent, elle peut atteindre jusqu’à 0m.60 ou 0 m.75.

Certaines tempêtes de neige revêtent une violence inusitée. Ce sont les coups de poudrin, amenés par des vents froids et secs du NE, véritables blizzards, dont on compte en moyenne deux ou trois par hiver.

C’est en mars que s’amorce la longue et désagréable période du dégel, battant son plein dans la deuxième quinzaine du mois. Généralement, la plus grande partie de la neige a disparu au début d’avril, bien que certaines années la fonte ne s’achève qu’au milieu de ce mois. Des chutes de neige tardives, comme il en survient encore parfois en mai, peuvent redonner pendant quelques heures, ou même quelques jours, une physionomie toute hivernale aux îles.

Les dernières flaques de neige, là où celle-ci s’est trouvée accumulée sur de grosses épaisseurs pendant l’hiver, dans certains ravins ou sur des pentes abritées, sont longues à disparaître et persistent parfois encore à la fin de juin. A cette époque, il arrive que les tourbières soient encore partiellement gelées à une certaine profondeur, bien qu’elles soient généralement dégelées à la fin du mois de mai.

Le temps est très variable et la rapidité avec laquelle il change est déconcertante. La fréquence du vent est également un des traits dominants du climat. La pression barométrique est caractérisée par une extrême instabilité, surtout entre octobre et juin, ce qui entraîne un régime très venteux. Les coups de vent les plus nombreux sont provoqués par des dépressions cheminant d’Ouest à l’Est. En hiver, leur trajectoire passe habituellement au Sud de l’archipel, provenant de fortes tempêtes du Nord-Est. En été, le centre des dépressions se déplace généralement plus au Nord, donnant lieu à des tempêtes du Sud-Ouest. Le vent débute alors au Sud-Est pour finir au Nord-Ouest, accomplissant sa giration par le Sud.

Les mois d’été sont les plus calmes, mais de fortes perturbations, celles-ci d’origine tropicales, peuvent survenir à partir du 15 août. Ces queues de cyclone provoquent certains étés de redoutables tempêtes.

 

Roger Etcheberry

Le Cap de Miquelon

Le Cap de Miquelon

Le Cap, à proximité immédiate du village, accessible à pied, en fait un lieu de balade privilégié. C’est probablement le site le plus pittoresque de tout l’archipel, avec, au nord, à l’est et à l’ouest des falaises abruptes, pouvant atteindre plus de 100 mètres de hauteur, et au sud des pentes herbeuses. La vallée de la Cormorandière est beaucoup appréciée pour son paysage. La vue sur le village et le nord de l’île est imprenable. Les amateurs de flore y trouveront quelques espèces que l’on trouve peu ou pas du tout dans le reste de l’archipel : Silène acaule, Sedum rosé, Carex scirpoide etc…

Le Cap est une réserve de chasse, créée au départ pour le Lièvre variable appelé ici « Lapin » il est devenu de fait une réserve pour le Cerf de Virginie qui est relativement facile à observer. Plus rare, le Renard roux peut-être parfois observé.

Les eaux environnantes accueillent plusieurs espèces. En hiver l’Eider à duvet ; le printemps et l’été des colonies de Mouettes tridactyles occupent les falaises, servant éventuellement de « garde-manger » pour quelques couples de Grands Corbeaux. Quant au Guillemot à miroir (le Pigeon de mer) il est résident permanent, il partage quelques falaises avec quelques couples de Petits Pingouins.

Le Silène acaule, petite plante qui passerait inaperçue si elle ne poussait pas en petits coussinets bombés, au ras du sol

Il n’est pas rare d’y observer baleines et phoques, surtout sur les côte Nord Ouest et Est.

Un couple de Pygargue à tête blanche occupe une falaise où il se reproduit depuis au moins 1978.

Les bois abritent un certain nombre de passereaux. Plus nombreux à l’époque des migrations ils attirent plusieurs espèces de rapaces. Il n’est pas rare de voir, lors d’une belle journée d’automne : Faucon pèlerin, Faucon émerillon, Épervier brun, Busard St–Martin…

Le tour du Cap peut se faire en quelques heures, mais n’hésitez pas à y passer la journée, à vous arrêter, à admirer le paysage, la vie animale et végétale et à y respirer un air remarquablement pur !

 

Roger Etcheberry

Langlade…

Langlade

L’un des atouts de l’archipel, c’est la diversité de ses paysages.

– Le Cap de Miquelon, dont les roches sont en majeure partie métamorphiques, possède dans sa partie Nord et Est des falaises escarpées, et herbeuses dans sa partie sud.
– La grande Miquelon est d’origine volcanique, avec des côtes basses et accessibles.

Langlade est différente ! son aspect tabulaire indique que l’île est en grande partie sédimentaire.
Distante de 25 km du village de Miquelon. On peut l’atteindre par la route qui longe la côte ouest de Miquelon, longe le Grand Barachois et traverse l’isthme.
A partir de l’Anse du Gouvernement, au Nord-est de l’ile, où est situé le village de vacances, vous pouvez remonter la Belle Rivière, l’une des rivières les plus importantes de l’archipel, ou bien monter sur la Tête Pelée et redescendre à l’Anse aux Soldats.

L’anse aux Soldats, le long de la côte Nord-Est de Langlade. Photo Alain Orsiny
Le site de l’ancienne ferme Couillette, côte sud-ouest de Langlade.

Cette région de Langlade est généralement plus ensoleillée que le reste de l’île, c’est pourquoi, à une époque, on y séchait le Capelan, petit poisson qui vient frayer sur les côtes durant le mois de juin.

Si vous avez encore de l’énergie, vous pouvez continuer sur l’Anse à Ross. Avec une carte et une boussole, ou si vous connaissez déjà le pays, vous pouvez revenir à l’Anse du Gouvernement en allant rejoindre la vallée de la Belle Rivière.

La plupart des côtes de Langlade sont escarpées et très pittoresques et peuvent être visitées en bateau à partir de Saint–Pierre. Elles abritent de nombreux Guillemots à miroir, quelques Petits Pingouins et quelques mouettes tridactyles et au moins deux nids de Pygargue à tête blanche.

La balade jusqu’au phare de Pointe Plate (allumé comme celui du Cap blanc de Miquelon le 15 juillet 1883), est intéressante surtout si vous choisissez de revenir en passant par l’ancienne ferme Couillette, ci-dessus, pour y apprécier de belles pentes herbeuses avec très souvent au pied, de nombreux phoques communs et gris.

La vallée de Dolisie est très agréable avec ses belles pentes herbeuses. Le ruisseau descend quasiment du milieu de Langlade.

Une balade sur le sommet aride du Cap Bleu vous transporte quasiment dans l’arctique. Vu côté mer, les strates verticales sont spectaculaires.
La vallée du deuxième Maquine est en fait un petit canyon tout à fait remarquable.

L’anse des Voiles Blanches, ci-contre, tire son nom des falaises quasi-verticales des environs qui apparaissent, du large ou de Saint-Pierre comme des voiles.

Dolisie

Enfin, c’est à Langlade que le Plongeon catmarin (ex Huart à gorge rousse) atteint sa limite sud de nidification en Amérique du Nord.

Comme sur la Grande Miquelon l’habitat dominant est à la tourbière, on y trouve donc également la « Plate-bière » petite ronce très appréciée de la population, et de nombreuses espèces de plantes dont quelques carnivores, Sarracénie, Utriculaires et une bonne partie de nos 21 espèces d’orchidées.

La Plate-bière (Rubus chamaemorus, de gauche à droite, fleur mâle, fruit mûr, fleur femelle.
L’habénaire à gorge frangée, croît dans les tourbières pauvres de l’archipel.

Roger Etcheberry

La Flore Miquelonnaise

La Flore miquelonnaise

Dès le début de la « re-colonisation » de l’archipel en 1816, et également en 1819, le naturaliste-botaniste Jean-Marie Bachelot de la Pylaie à exploré l’archipel. En 1866/67 on trouve dans la feuille officielle de la colonie, la thèse d’Alphonse Gautier « Quelques mots sur l’histoire naturelle et la météorologie de Saint–Pierre et Miquelon ».Puis, plus précisément à Miquelon, le Docteur Ernest-Amédée Delamare (entre 1866 et 1888) est en contact avec les bryologues* parisiens Renaud et Cardot. Il a exploré Miquelon-Langlade et publié avec les auteurs précités une florule de l’île Miquelon.

C’est le frère Louis-Arsène, des frères de l’Instruction Chrétienne de Ploërmel qui publia en 1927 l’étude la plus conséquente et la plus élaborée, dans le magazine botanique de Nouvelle Angleterre « Rhodora). Puis arriva dans l’Archipel en 1908 Mathurin Le Hors qui, jusqu’à sa mort en 1952, parcourut inlassablement les îles avec le Père Casimir Le Gallo, son compagnon d’exploration entre 1935 et 1946. Leurs explorations permit au frère Louis-Arsène de faire une addition de 150 espèces à la flore locale, toujours dans le magazine Rhodora en 1947. Récemment, seuls l’auteur et Daniel Abraham ce sont penchés sur nos plantes, avec quelques découvertes intéressantes de plantes indigènes.

* bryologue, botaniste étudiant les mousses.

Les habitats et la flore

Notre climat, plutôt humide et froid est favorable à la formation de tourbières, l’habitat le plus commun dans nos îles. Il existe probablement ici plus de tourbières que dans le reste du territoire français. Nous possédons d’ailleurs 30 espèces de sphaignes sur 50 pour toute l’Amérique du Nord. La famille des Cypéracées est la plus importante de la flore avec 70 espèces de Carex et une vingtaine d’autres espèces. C’est dans cet habitat que croissent la plupart de nos plantes carnivores : Sarracénie (emblème de Terre–Neuve), Droséras, Utriculaires et la majeure partie de nos 21 espèces d’Orchidées.

Les boisements où dominent les conifères (sapin, épicée, mélèze) sont surtout présents sur les pentes bien drainées et les vallées de ruisseaux. On y trouve également : amélanchiers, aulnes, bouleaux, cerisiers, cornouillers, némopanthe, sorbiers, viornes. Les sous-bois sont tapissés d’une abondance de fougères et de nombreuses espèces de plantes à fleurs.

Le Calopogon gracieux, commun dans les tourbières de Miquelon- Langlade, n’existe pas à Saint-Pierre
Utriculaire cornue, petite plante commune dans les dépressions humides en tourbières.

Romain Hodapp, étudiant métropolitain, écrivait en 2003, à propos de nos petites forêts : « Ce bout de France en Amérique du Nord s’inscrit pleinement dans l’écosystème boréal nord-américain, dans sa composante océanique. Ce milieu est unique sur le territoire national et mérite, à juste titre, tout notre égard : c’est la seule forêt boréale française». La Lande à éricacées occupe la plupart des pentes de Mornes et autres terrains exposés et relativement secs, les plantes les plus caractéristiques sont les : Camarines, Cassandre caliculé, Kalmias, Myrtilles (Bleuets), Thé du Labrador, Rhododendron et le Sabot de Vénus. Les prairies humides et les berges de ruisseaux possèdent une flore particulière, quelques orchidées, de nombreuses graminées, violettes, Pigamon etc.

L’Isthme de Langlade, avec ses dunes fixées et ses étangs, les divers cordons littoraux emprisonnant des étangs légèrement saumâtres, abritent une flore particulière : oyat, spartine, élyme, rosiers, pois maritime, en terrain sec ; Spergulaires, Myriophylles, Potamots en milieu saumâtres et en bord de lagune. La Zostère (ou pailleule) si importante pour les canards et bernaches, croît en abondance dans le Grand Barachois.

Les côtes basses, dominantes sur l’île Miquelon et l’Isthme ont également leur flore particulière : Arroches, Mertensie maritime, Sabline, Caquillier etc.

Le Kalmia à feuilles d’Andromède, commune dans les tourbières

Le Cap de Miquelon se distingue également par quelques espèces ne croissant pas, ou peu, dans le reste de l’Archipel : Sedum rosé, Silène acaule, Carex scirpoïde.

En conclusion, notre flore comprend environ 600 espèces de plantes vasculaires dont environ 500 indigènes et une centaine introduites, ainsi que 177 espèces de mousses (incluant les 30 espèces de sphaignes mentionnées ci-dessus) et plusieurs centaines d’espèces de Lichens. Étant donné la proximité de Terre–Neuve (20 km) l’endémisme est nul, cependant, de nombreuses espèces boréales, arctique-alpines ou américaines sont probablement uniques sur le territoire français.

Roger Etcheberry